Vocabulaire commun
Le conventionnement
C’est le processus par lequel les comités citoyens choisissent les lieux où les membres de la Calim pourront s’approvisionner en nourriture (dépenser leurs Radis).
Mangeur-euse
Le terme mangeur·euses peut paraître difficile à première lecture.
Contraction de mangeurs et mangeuses, c’est précisément à travers cette action – manger – que se définit le pouvoir démocratique de chacun·e d’entre nous mis en avant dans la démarche de la Calim.
D’où l’importance de ce terme, qui demande un petit moment d’adaptation.
Structure
On entend par structure un lieu de distribution, qui peut être : une épicerie, un abonnement contractuel (panier), un stand sur un marché, un magasin artisanal, etc.
Agriculture paysanne
Principe n°1 : répartir les volumes de production afin de permettre au plus grand nombre d’accéder au métier et d’en vivre
Principe n°2 : être solidaire des paysans des autres régions d’Europe et du monde
Principe n°3 : respecter la nature
Principe n°4 : valoriser les ressources abondantes et économiser
les ressources rares
Principe n°5 : rechercher la transparence dans les actes d’achat, de production, de transformation et de vente des produits agricoles
Principe n°6 : assurer la bonne qualité gustative et sanitaire des produits pour tout le monde
Principe n°7 : viser le maximum d’autonomie dans le fonctionnement des exploitations
Principe n°8 : rechercher les partenariats avec d’autres acteurs du monde rural
Principe n°9 : maintenir la biodiversité des populations animales élevées et des variétés
végétales cultivées
Principe n°10 : raisonner toujours à long terme et de manière globale.
De saison
Toute production locale en plein champ ou sous serre non chauffée peut être considérée comme de saison.
Local
Proximité géographique, avec un périmètre qui peut être différent selon les produits. Sauf exceptions, pour la Calim, il s’agit de la région genevoise.
Circuits courts
Non dans un sens de kilomètres, mais de lien direct. Maximum 1 intermédiaire.
Produits «hors-Calim»
Sont considérés comme produits «hors-Calim» des produits qui sortent du cadre de l’alimentation choisie collectivement par le comité citoyen. Il s’agit des produits non-alimentaires ; de l’alcool ; des produits issus de cultures hors-sol, ou ayant nécessité l’usage de produits particulièrement nocifs, l’usage déraisonné de produits phytosanitaires de synthèse (= agriculture ne répondant pas aux critères IP), ou d’hormones de croissance ; les produits transportés par avion ; les modes de production mettant en danger la santé des travailleur·euses (agrotoxiques, surexploitation, etc.) ; les produits de l’élevage industriel ou issu de pratiques d’élevage particulièrement dégradantes ou violentes envers l’animal ; les produits dont la production est cause de déforestation massive ; les OGM ; les produits ultra-transformés.
Au lieu de refuser de conventionner une structure si celle-ci propose de tels produits, il a été décidé de pouvoir faire la différence entre les produits qu’il est possible de payer en Radis, et les autres.
Produits ultra-transformés
Aliments issus de formulations industrielles combinant des ingrédients raffinés (sucres, graisses, amidons) et divers additifs technologiques (émulsifiants, arômes, colorants, exhausteurs de goût). Ils subissent de multiples procédés physico-chimiques modifiant profondément la matrice alimentaire et entraînant une perte de la structure et de la valeur nutritionnelle d’origine.